Aujourd'hui Vendredi, le 01. Juin 2012
CinéLozère
Cinéma des Hauts Plateaux PDF Imprimer Envoyer

Soirée de soutien au Cinéma des Hauts Plateaux

Tous à St Alban le 1er juin Salle polyvalente à partir de 19h

Entrée gratuite !

 

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Écrit par Dominique   
Dimanche, 29 Avril 2012 19:23

Entre les Bras, un documentaire de Paul Lacoste 2012

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Projection organisée dans le prolongement des journées du Patrimoine de Pays (16 et 17 juin)  dont la thématique est  cette année  "Cuisine, terroirs et savoir-faire"

Vendredi 22 juin en soirée au Cinéma Le Trianon à Mende suivie d'un débat puis d'une dégustation de produits de Lozère ( vins du domaine de  Gabalie : Ispagnac , confiture de lait de brebis : Ferme de Mille Pattes etc...)

Avec la participation de 

Réservation obligatoire pour participer à l'"after" (dégustation)
Jauge limitée

Synopsis

En 2009, Michel Bras, à la tête d'un des meilleurs restaurants au monde (3 étoiles, 19,5/20) situé dans l'Aubrac, décide de passer la main à son fils Sébastien. Un père et son fils. Tous les deux à un moment crucial de leur carrière. Est-il possible de transmettre l'oeuvre d'une vie ? Est-il si facile pour un fils de se faire un prénom ? Ce film est à la fois un magnifique hommage à l'un des plus grands chefs de France et une belle réflexion sur la transmission d'un savoir-faire, d'un héritage.

 

La bande-annonce

 

Extrait video (1)

Extrait video (2)

Extriat video (3)

Interview

 

Les critiques

 

La critique du journal Le Monde

Après avoir réalisé L'invention de la cuisine (2001-2010), une série de documentaires consacrés à de grands chefs français (Pierre Gagnaire, Michel Troisgros, Gérald Passédat...), Paul Lacoste ferme la boucle en revenant au premier de ces artistes culinaires : Michel Bras, à la tête de plusieurs restaurants étoilés dans l'Aubrac.
En dix ans, le fils de Michel, Sébastien, a eu le temps de suivre les traces de son père, dont il s'apprête à reprendre l'un des établissements. C'est sur ce moment fort de leur vie professionnelle et familiale que se penche le documentaire de Paul Lacoste.
Entre la passation de pouvoirs et la transmission vivante d'un héritage, les relations entre les deux hommes s'offrent à l'objectif avec une acuité singulière. Regards scrutateurs ou complices, petits bonheurs et silences, piques sans méchanceté, compliments sans grands mots, leur alchimie propre intéresse autant l'œil du documentariste que l'objet premier de sa quête : l'art culinaire, ses gestes, leçons, produits et extases des sens, dans ses plus belles heures.
L'intelligence propre des films de Paul Lacoste, qui avait fait le succès de L'invention de la cuisine, tient à cette curiosité intransigeante avec laquelle il cherche à intégrer à son tableau chacune des sources de l'art, tendance prolifique, geste modeste ou bienheureux accident.
Entre le quotidien et la création, rien ne manque : le riche creuset familial et les saveurs de l'enfance, la foulée de la terre, silencieuse et pensive, au rythme nécessaire des grandes respirations. Le regard d'une femme sur le travail de l'homme. La curiosité des enfants, miroir de celle du père et du grand-père, toujours en quête de saveurs nouvelles ou réinterprétées.
Tout cela, pour donner l'envie d'en revenir à cette cérémonie de mots et de couleurs que constitue la première scène du film : une assiette vide, sur laquelle une main pose un à un les éléments d'un plat dont le relief apparaît lentement, tandis qu'une voix nomme ce que la main dispose : herbes et sauces, fruits et légumes, toutes les notes simples et vivantes d'une symphonie pour l'oreille et pour l'œil.

Noémie Luciani

La critique de Télérama

En 2009, Michel Bras, le chef triplement étoilé au guide Michelin (19,5/20 pour l'inventeur du coulant au chocolat !), décide de passer la main à son fils Sébastien. Paul Lacoste, documentariste qui n'a pas attendu que la cuisine envahisse le prime time pour filmer les grands cuisiniers (1) , est là. Pendant un an et demi, au fil des saisons, il ne perd pas une miette de cette histoire de transmission... Son film célèbre le plateau de l'Aubrac, dont Michel Bras le contemplatif a su extraire des miracles gustatifs. Ainsi le gargouillou, recette qu'il crée en 1987 : à l'écran, l'assemblage de cette association de quarante légumes, feuilles, herbes et bulbes de saison est un instant de poésie pure, la fusion « du beau et du bon »...

Entre les Bras parle, bien sûr, d'héritage : comment le créateur cède progressivement l'oeuvre d'une vie. Comment l'héritier accepte un legs aussi écrasant : en acceptant de mettre ses pas dans ceux de son père, en refusant de « tout casser pour tout reconstruire ». Si le film capte leur complicité, on sent le poids du destin familial : le petit-fils Bras, troisième du nom, a déjà obtenu une toque...

Parfois, la cuisine peut pren­dre des allures de thriller. Au ­Japon, dans leur autre restaurant, sur l'île montagneuse de Hokkaido, « Sébas » invente, devant papa, un nouveau plat, l'interprétation d'un souvenir d'enfance. Pendant l'exécution, Michel, sommé de se taire, tourne et virevolte. Arrive le moment de la dégustation et du verdict : un suspense littéralement hitch­cockien !

(1) L'invention de la cuisine, depuis 2002 sur Cuisine TV.
Guillemette Odicino

La critique du Figaro

Dans Entre les Bras, Paul Lacoste rend visite à Michel Bras, l'une des plus grandes toques mondiales, et à son fils et successeur, Sébastien.

L'ouverture est merveilleusement apéritive: en gros plan on regarde se composer allegro presto une ravissante assiette; feuilles, fruits, herbes, légumes, fleurs, chaque touche apporte une couleur et une saveur. Ces assiettes végétales, subtiles improvisations à partir de ce qu'apportent la nature et l'inspiration, sont une spécialité de Michel Bras et de son fils Sébastien, dans leur restaurant de l'Aubrac, haut lieu de la gastronomie mondiale (trois étoiles dans le Guide Michelin). C'est là que le réalisateur Paul Lacoste est allé les rejoindre pour tourner son documentaire Entre les Bras. Il avait déjà réalisé un film sur Michel Bras. Cette fois-ci, il le retrouve au moment où il a décidé de passer la main à son fils Sébastien. Histoire de création culinaire, histoire de famille et de transmission, histoire de pays, d'enracinement et de nature, le film tisse étroitement ces thèmes pour développer cette harmonie unique qui est la marque des Bras, mariant une technicité exceptionnelle à une rigoureuse simplicité.

«D'un rien on essaie de faire une gourmandise»

Venus à Paris présenter le film, Michel et Sébastien Bras ont régalé quelques privilégiés d'un aligot à la truffe, d'un rôti de bœuf aux herbes idéalement choisies, et d'une gaufrette de pommes de terre tartinée d'une fine crème mousseuse, qui vous fait découvrir la pomme de terre. S'il fallait donner un équivalent musical à cette construction où chaque saveur prend sa plénitude en s'intégrant à l'ensemble, ce serait Jean-Sébastien Bach.

«On vit en osmose avec notre terroir, explique Michel Bras, la famille en fait partie. Nous aimons ce pays magnifique et pauvre qui oblige à partir de rien. Faire un dessert de pommes de terre, c'est une idée de paysan. Pierre Soulages dit: “Plus les moyens sont limités, plus l'expression est forte.” On va dans ce sens, vers des saveurs et des choses simples. D'un rien on essaie de faire une gourmandise.»

Son fils Sébastien a grandi au rythme des retours de marché, de la composition des plats, du stress du service. La cuisine était son terrain de jeu. Sa femme et lui ont décidé de reprendre le flambeau. Et, déjà, leur fils de 7 ans s'amuse fièrement à porter la toque et le tablier. «C'est un choix, de rester dans un lieu aussi excentré que l'Aubrac, dit Sébastien Bras. Un contre-exemple, alors que beaucoup émigrent. On est à l'opposé du toujours plus, toujours plus vite.»

«Mais ça reste un jeu, dit le père. On essaie d'exister par ce qu'on est, par ce qu'on a envie de vivre.»«Oui, renchérit le fils, la création, c'est quelque chose qui se vit au quotidien. On essaie, on fait partager un moment de soi-même, une sensation, une émotion.»

MN Tranchant

 

Mise à jour le Mardi, 15 Mai 2012 07:56
 
Les Ecrans de Lozère participent à la M'stra ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Dominique   
Mercredi, 14 Mars 2012 17:39

Dans le cadre de la M'stra, les Ecrans de Lozère proposent...

Mende Visions urbaines : un webdocumentaire en ligne le 24 mars

  • Un webdocumentaire interactif qui vous invite à découvrir la vie quotidienne d'hier à Mende (1870...1950) révélée à travers ses images, photographies, cartes postales accompagnées des souvenirs sonores de ceux qui y ont vécu, qui y sont passés...
  •  Un webdocumentaire évolutif qui ne va pas se cantonner pas à la vie d'autrefois ! Il va donner la parole via la vidéo à ceux « vivent et font» la ville d'aujourd'hui...
  • Un webdocumentaire qui se veut participatif : vous avez des documents à proposer, des témoignages et des corrections à apporter, rendez-vous page "contacts" dans le menu sous la bannière...

 

 

 

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  • Les commerces de Mende en 3D

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Mise à jour le Samedi, 14 Avril 2012 16:31